Chapitre 3 (suite) — Évasion de Pare-feu/IDS & Cartographie Réseau
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Les techniques de scan vues en 3.1-3.2 supposent un réseau qui ne cherche pas activement à s'en défendre. Ce chapitre couvre ce qui se passe quand un pare-feu ou un IDS est dans le chemin, puis comment transformer des résultats de scan en une carte exploitable du réseau.
- Expliquer le principe de la fragmentation de paquets comme technique d'évasion.
- Identifier les limites éthiques et légales de l'évasion de détection dans un mandat autorisé.
- Transformer des résultats de scan bruts en une cartographie réseau exploitable.
Fragmentation de paquets
Un pare-feu ou un IDS inspecte généralement chaque paquet pour repérer des signatures d'attaque connues. La fragmentation de paquets consiste à découper une charge en fragments plus petits que ceux qu'un dispositif de sécurité examine efficacement — certains équipements mal configurés ne reconstituent pas l'ensemble des fragments avant analyse, laissant passer ce qu'ils auraient bloqué en un seul morceau.
Usurpation d'adresse source
L'usurpation d'adresse source (IP spoofing) consiste à falsifier l'adresse IP source d'un paquet pour masquer l'origine réelle d'un scan ou compliquer son attribution. Limite pratique importante : usurper l'adresse source d'un scan TCP complet est difficile, puisque les réponses du serveur cible seraient envoyées à l'adresse usurpée plutôt qu'à l'attaquant — cette technique s'utilise donc surtout dans des contextes précis (déni de service, voir Chapitre 7) plutôt que pour un scan ordinaire.
Limites éthiques et légales de l'évasion
Les techniques d'évasion évoluent constamment, mais leur enseignement dans ce cours reste volontairement conceptuel : l'objectif est de comprendre pourquoi elles fonctionnent (angles morts d'inspection, hypothèses de configuration par défaut) plutôt que de fournir une recette d'attaque prête à l'emploi.
Diagrammes réseau à partir des résultats de scan
Une fois les scans complétés, l'étape suivante consiste à organiser les résultats bruts (liste d'adresses IP, ports, services, versions) en une représentation visuelle cohérente : quels segments réseau existent, quelles machines semblent jouer un rôle de serveur central, quels services se répètent d'une machine à l'autre (souvent révélateur d'une architecture standardisée, donc plus prévisible pour l'attaque comme pour la défense).
Identification des points d'entrée potentiels
La cartographie sert un but précis : prioriser. Toutes les machines découvertes ne présentent pas le même intérêt — un service exposé avec une version obsolète connue, une machine accessible depuis l'extérieur alors que la majorité du réseau est interne, ou un service rarement mis à jour (imprimante réseau, caméra IP) sont autant de points d'entrée statistiquement plus prometteurs qu'un serveur visiblement bien maintenu.